L’associazione Utopia rossa considera suo fondamento politico il principio secondo cui il fine non giustifica i mezzi, ma nei mezzi si deve riflettere l’essenza del fine. Non ha programmi politici, come del resto non ne aveva la Prima internazionale. Nonostante le più diverse provenienze ideologiche dei suoi sostenitori, essa ritiene che l’anticapitalismo dilagato dopo l’inizio dell’Antirivoluzione russa (dicembre 1917) sia stato motivato fondamentalmente da idee precapitalistiche, cioè retrograde, e non da progetti di civiltà in grado di superare il capitalismo sviluppando ulteriormente i suoi modelli di democrazia. Ciò spiega anche il prevalere, nella storia della cosiddetta «sinistra», di simpatie per i regimi dittatoriali di ogni specie e colore. Utopia rossa si batte contro l’ulteriore diffusione di ideologie precapitalistiche vecchie e nuove (in campo politico, culturale, ecologico, religioso ecc.), come parte della sua battaglia per il superamento del capitalismo, se si vuole salvare la vita sulla Terra con la sua umanità. In questo senso la sua utopia continua ad essere rossa.

The Red Utopia association considers its political foundation to be the principle that the end does not justify the means, but that the means must reflect the essence of the end. It has no political program, just as the First International did not. Despite the diverse ideological backgrounds of its supporters, it believes that the anti-capitalism that spread after the start of the Russian Anti-Revolution (December 1917) was fundamentally motivated by pre-capitalist – that is, retrograde – ideas, and not by civilizational projects capable of overcoming capitalism and of further developing its democratic models. This also explains the prevalence, throughout the history of the so-called «left», of sympathies for dictatorial regimes of all kinds and colors. Red Utopia fights against the further spread of old and new pre-capitalist ideologies (in the political, cultural, ecological, religious, and other fields) as part of its battle to overcome capitalism, if life on Earth, including its humanity, is to be saved. In this sense, its utopia remains red.

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giovedì 26 giugno 2025

Ukraine. Qu’est-ce qui empêche la fin de la guerre?

Vitalyi Dudin

[juriste et membre de la direction de Sotsialnij Rukh (Mouvement social). Kyiv, 9 juin 2025]


FRANÇAIS - ITALIANO - ENGLISH


Deux problèmes principaux 


Malgré quelques espoirs, la guerre d’agression russe contre l’Ukraine se poursuit et se fait plus intense. Chaque jour, je vois des images épouvantables de destructions massives dans ma ville natale, Kyiv, à Kharkiv et dans d’autres magnifiques cités, qui étaient difficiles à imaginer. Ces scènes, dignes d’un film de catastrophe, font partie de notre vie quotidienne. Les endroits où nous nous promenions se transforment en cendres noires et en ruines. 

Pendant ce temps, les envahisseurs russes lancent de nouveaux assauts non seulement à l’est et au sud, mais aussi au nord, dans la région de Soumy. Ici, en Ukraine, le conflit a vraiment les caractéristiques d’une guerre populaire en raison de l’ampleur de la participation de la population à l’effort de guerre: plus d’un million de personnes servent dans l’armée, un peu plus sont engagées dans les secteurs des infrastructures critiques et beaucoup d’autres sont impliquées dans des activités volontaires.

Les négociations d’Istanbul cachent les plans expansionnistes de Moscou et ne pourront guère réussir (voir ci-dessous). 

Mon existence même en tant que civil et en tant que militant des droits du travail a changé radicalement. Je reçois des messages de travailleurs des chemins de fer qui ont besoin d’argent pour les drones et d’autres équipements; les proches des salariés décédés à la suite d’attaques de missiles sur leur lieu de travail me font part de leurs problèmes pour obtenir des aides sociales ; les infirmières près de la ligne de front se plaignent de ne pas recevoir les primes promises. Parfois, nous réussissons à surmonter de tels défis, mais nous voulons tous que la guerre se termine le plus rapidement possible. 

Bien sûr, la résistance héroïque des défenseurs ukrainiens et les opérations spéciales étonnantes sur le territoire russe ont beaucoup contribué à affaiblir la machine de guerre du Kremlin. Mais après avoir perdu le soutien militaire américain, les chances d’une victoire stratégique de l’Ukraine se sont réduites. 

Les négociations d’Istanbul ont clairement montré que la position ukrainienne est désormais beaucoup plus souple pour tenter de chercher une solution pacifique (cessez-le-feu de 30 jours, par exemple). Au contraire, les exigences russes se font plus offensives et agressives. Grâce à Donald Trump, la Russie a repris l’initiative sur le champ de bataille et cela reflète une réalité objective. L’impossibilité de mettre fin à la guerre vient de la faiblesse de la position de l’Ukraine dans les négociations et elle ne peut être surmontée par une mobilisation plus importante des hommes sur le front. 

Alors quels sont les facteurs qui rendent l’Ukraine plus faible ? 


Problème n° 1 – Le pseudo-pacifisme qui sévit parmi les forces progressistes occidentales 

Ce premier problème est extrêmement douloureux pour moi. Beaucoup de gens, dans le mouvement socialiste, ne veulent traditionnellement pas aborder des questions telles que la violence, l’État et la souveraineté. Cela les conduit à une mauvaise compréhension de la situation ukrainienne. Certains ne reconnaissent pas la nature décoloniale et anti-impérialiste de la lutte ukrainienne. Leur analyse se base sur une vision dépassée du système international où les États-Unis étaient considérés comme le seul impérialisme et où la Russie était représentée comme leur victime. Et même si Donald Trump dit «comprendre» chaleureusement le sentiment impérialiste de Poutine, cela n’a pas changé les conclusions que tirent ces personnes qui se prétendent des intellectuels de gauche. Les régimes les plus réactionnaires de l’histoire de l’Amérique et de la Russie exercent une pression énorme sur l’Ukraine aujourd’hui, tandis que certains cherchent des arguments pour justifier qu’une nation attaquée ne mériterait pas de soutien international. Je suis curieux de savoir comment les protagonistes de la théorie de la « guerre par procuration » s’arrangeront avec le fait que l’Ukraine continue de se battre sans l’aide directe des États-Unis et même malgré des actions hostiles de la part ce pays. 

Beaucoup de militants de gauche s’opposent au soutien militaire à cause de leur éthique antimilitariste. Et apportent une excuse philosophique sophistiquée afin de ne pas envoyer d’armes à un pays envahi, provoquant plus de souffrances parmi les innocents. La contradiction d’une telle posture devient particulièrement absurde lorsqu’elle est avancée par ceux qui prétendent être des révolutionnaires ou des radicaux... Pour moi, il est évident que de tels rêveurs veulent avoir une vie tranquille à l’intérieur d’un système capitaliste sans tenter réellement de le renverser. Être contre les armes revient à se réconcilier avec le fléau de l’esclavage.

Vivre sous la protection de l’OTAN et avoir peur d’une «militarisation excessive» de l’Ukraine ressemble à de l’hypocrisie. 

À l’inverse : si les travailleurs ukrainiens remportent la guerre, ils se verront encouragés pour poursuivre une lutte émancipatrice pour la justice sociale. Leur énergie renforcera le mouvement ouvrier international. Expérience de la résistance armée et de l’action collective: voilà une condition préalable clé pour l’émergence des véritables mouvements sociaux qui défieront le système.

 

Problème n° 2 – L’incapacité de l’État ukrainien à placer les intérêts publics au-dessus des intérêts du marché 

Les élites dirigeantes en Ukraine encouragent le libre marché et le système basé sur le profit comme seul moyen possible d’organisation de l’économie. Toute idée de planification de l’État ou de nationalisation des entreprises doit, pour eux, être rejetée car faisant partie du patrimoine soviétique. Le problème est que la version ukrainienne du capitalisme est totalement périphérique et incompatible avec la mobilisation de ressources nécessaires à l’effort de guerre.

Le dogmatisme idéologique dominant place l’Ukraine dans le piège d’une économie primitive et qui dépend largement de l’aide étrangère. 

Nous vivons dans un pays d’hommes d’État riches et d’un État pauvre. Le gouvernement essaie de limiter sa responsabilité dans la gestion du processus économique et d’éviter d’imposer un impôt progressif élevé sur les riches et les entreprises. Cela conduit à une situation où le fardeau de la guerre est supporté par des gens ordinaires qui paient des impôts sur leurs petits salaires, qui servent dans l’armée, qui perdent leurs maisons... 

Il est impossible d’imaginer qu’il y ait du chômage pendant la guerre à grande échelle. Mais en Ukraine, cela existe avec un niveau extrêmement élevé d’inactivité économique de la population ainsi qu’une pénurie incroyable de maind’œuvre. Ces carences peuvent s’expliquer par la réticence de l’État à créer des postes de travail et à l’absence de stratégie visant à impliquer massivement les gens dans l’économie dans des centres d’emploi. Nos politiciens pensent que les dysfonctionnements historiques du marché du travail peuvent être résolus sans une ingérence active de l’État! Malheureusement, 

les réformes dans le sens de la déréglementation en temps de guerre ont créé une multitude de contre-incitations qui démotivent les Ukrainiens à l’heure de chercher un emploi salarié. Voilà pourquoi la qualité de l’emploi devrait être améliorée en augmentant les salaires, avec de véritables inspections du travail et de vrais espaces de démocratie sur le lieu de travail. 

Seule une politique socialiste démocratique pourra ouvrir la voie à un avenir durable pour l’Ukraine, où toutes les forces productives travailleraient pour la défense nationale et une protection sociale juste.

 

Et maintenant, nous pouvons aller droit au but 

Sans un soutien militaire et humanitaire à la hauteur, l’Ukraine ne pourra pas protéger sa démocratie et sa défaite affectera les libertés politiques partout dans le monde. Par ailleurs, nous devons rester critiques envers les responsables gouvernementaux ukrainiens et leur refus d’en finir avec le consensus néolibéral qui sape l’effort de guerre. Il sera particulièrement difficile de gagner une guerre contre un envahisseur étranger si nous avons beaucoup de problèmes internes, à cause d’une économie capitaliste dysfonctionnelle.


(Soutien à l’Ukraine résistante, publiée par les Brigades éditoriales de Solidarité et Utopie Rouge, n° 39-40, 1er Juillet 2025)



ITALIANO

martedì 13 maggio 2025

PERCHÉ RADDOPPIARE L’AIUTO MILITARE ALL’UCRAINA

di Michele Nobile 


ITALIANO - ENGLISH


Prima parte: aiuti esteri e guerra di liberazione 


L’altalena di dichiarazioni ufficiali e di commenti giornalistici a proposito delle trattative fra Russia, Stati Uniti e Ucraina confonde la situazione e tende a creare aspettative destinate a rimanere deluse1. Innanzitutto, i contatti fra Russia e Stati Uniti non sono dei negoziati ma dei preliminari intesi a sondare la possibilità di iniziare trattative che non siano a priori destinate al fallimento. Le polemiche su durata, campo d’applicazione ed estensione geografica di un eventuale cessate il fuoco rientrano in questo quadro: di verifica della disponibilità reale a negoziare. Dopo quelli tentati da Obama, da Biden e dalla prima amministrazione Trump, questo è l’ennesimo reset statunitense in direzione dell’appeasement nei confronti di Putin, ma è ancor più contraddittorio dei precedenti. Infatti, con l’idea di por fine rapidamente alle ostilità l’amministrazione Trump ha esercitato la massima pressione sull’Ucraina: ad es. costringendone la difesa antiaerea a scegliere se proteggere obiettivi civili oppure militari; fatto ancor più grave, l’incertezza sulla continuità degli aiuti compromette la possibilità delle forze ucraine di pianificare future operazioni controffensive. Nello stesso tempo, però, le forze russe continuano a mantenere l’iniziativa offensiva su quasi tutto l’intero arco del fronte e a portare massicci attacchi aerei alle città ucraine. Nonostante ogni chilometro quadrato conquistato abbia per i russi un costo elevatissimo in uomini e mezzi, e il ritmo dei loro progressi territoriali sia assai ridotto rispetto a ottobre-novembre 2024 e continui a ridursi, dal punto di vista degli obiettivi di guerra di Putin questa linea d’azione è perfettamente logica: per quanto non possa durare a lungo, è il modo più efficace di sfruttare lo squilibrio materiale e di aspettative a favore della Russia creato dalla politica di Trump. 

In secondo luogo, bisogna fare attenzione a non farsi abbagliare dal modo in cui politici e commentatori utilizzano la parola pace. Bisogna ribadire quel che dovrebbe essere ovvio: che un «cessate il fuoco» o un armistizio, fragile o duraturo che sia, sono cosa ben diversa da un trattato di pace, non pongono fine allo stato di guerra ma si limitano a sospenderlo. Quando si guardi obiettivamente quali siano gli obiettivi minimi delle parti in conflitto è chiaro che, a meno di grandi sconvolgimenti militari che al momento non sono prevedibili, la partita diplomatica non può concludersi con la pace ma, nel migliore dei casi, con il congelamento delle linee del fronte. 

Purtroppo il motivo per cui Putin rifiuta una sospensione lunga e generale dei combattimenti terrestri e degli attacchi aerei non è solo tattico ma è inevitabile conseguenza della situazione che egli ha deliberatamente creato. Basti considerare quali siano gli obiettivi di guerra minimi del regime russo, ribaditi di continuo: riconoscimento de jure dell’annessione della Crimea e di altri quattro oblast dell’Ucraina alla Federazione Russa, nel complesso circa un quinto del territorio ucraino; la drastica riduzione della capacità di difesa delle forze armate ucraine; la negazione all’Ucraina non solo dell’ingresso nella Nato ma di qualsiasi altra seria forma di garanzia internazionale di sicurezza. Questi sono obiettivi irrinunciabili, specialmente il primo, un macigno che sbarra la via della pace ed è inamovibile con la diplomazia. Non può esistere alcun dubbio sul fatto che in nessun caso Putin restituirà pacificamente i territori occupati, perché questo significherebbe la sconfitta della sedicente «operazione speciale» e l’inutilità dell’enorme costo umano della guerra, con possibili gravi ripercussioni sulla tenuta del regime. 

Dal lato opposto, è ovvio che gli ucraini siano stanchi della guerra e i primi a desiderare la pace. Tuttavia la presunta «pace» nei termini degli obiettivi minimi di Putin sarebbe funzionale al conseguimento del suo obiettivo massimo, a cui egli evidentemente non ha rinunciato: l’instaurazione a Kyiv di un governo subordinato a Mosca. È a questo che serve indebolire economicamente e umanamente l’Ucraina, amputarne il territorio e pretendere che non sia in grado di difendersi né d’essere aiutata dall’estero. Si può ben dire che questa «pace» non sarebbe altro che la continuazione della guerra con altri mezzi, o una pausa prima d’una terza aggressione (dopo quelle del 2014 e del 2022 ancora in corso). Cedere agli obiettivi minimi di Putin equivarrebbe per gli ucraini al suicidio dell’indipendenza nazionale e della libertà politica del loro Paese. 

Per gli ucraini la questione della pace va anche oltre la restituzione dei territori occupati, la giustizia per le atrocità e i crimini di guerra e le riparazioni per l’enormità del danno umano e materiale inferto dall’aggressione di Putin. La pace comporta determinare le condizioni militari, politiche ed economiche che assicurino al popolo d’Ucraina la libertà interna e la libertà di decidere della collocazione internazionale del Paese. 

E questo pone obiettivamente la questione del rafforzamento dell’Unione Europea: difficile che questa abbia un futuro politico se non sarà in grado di difendere se stessa e l’Ucraina come nuovo Stato membro. Se si condivide questa posizione, ne consegue che i Paesi europei devono decidere e coordinare una politica d’investimenti nel settore della difesa, al fine immediato di sostituire il più possibile l’aiuto militare statunitense alla guerra per la liberazione e l’indipendenza dell’Ucraina: in pratica l’aiuto economico e militare dei Paesi dell’Unione Europea dovrebbe raddoppiare. Fatto senz’altro possibile quando si consideri che per i maggiori Stati europei gli aiuti totali all’Ucraina ammontano a circa lo 0,1% del Prodotto interno lordo, uno sforzo economico del tutto inadeguato. 

Inoltre, il sostegno degli Stati europei all’Ucraina dovrà continuare anche dopo il congelamento o il termine della guerra, sia per la ricostruzione economica del Paese sia per le necessarie garanzie di sicurezza e gli aiuti militari, possibilmente utilizzando i fondi congelati della Russia e annullando il debito estero dell’Ucraina. 

Nel resto dell’articolo considero il contributo estero all’evoluzione delle capacità militari dell’Ucraina e critico l’idea della «guerra per procura». 


La politica estera multivettoriale e la crisi della difesa dell’Ucraina

mercoledì 9 aprile 2025

PERCHÈ L’APPEASEMENT DI TRUMP CON PUTIN FALLIRÀ

di Michele Nobile


ITALIANO - ENGLISH


Era fatto noto e logicamente conseguente dalla sua visione degli «affari» del mondo, che per la guerra in Ucraina Trump avrebbe tentato qualcosa che chiama «pace» - non mettendo con le spalle al muro l’aggressore russo, ma ricattando l’aggredita Ucraina - e che avrebbe fatto a Zelensky qualche «offerta che non si può rifiutare», poi concretizzata nell’intento di mettere le mani sui giacimenti di terre rare. Questa è la sua personalissima e paradossale interpretazione del motto reaganiano peace through strenght - pace attraverso la forza - che non porterà né la pace in Ucraina né renderà più forti gli Stati Uniti.

Come è noto l’approccio del Presidente è stato traumatico, se non feroce, con malcelata gioia del Cremlino: sospensione della connessione delle forze ucraine a Starlink, con grave danno delle loro capacità di comando e controllo, sul piano tattico e strategico; sospensione degli aiuti economici e militari, non graduale e limitata ma del loro insieme; ripetuti tentativi di discreditare il Presidente ucraino, in ultimo tendendogli un’imboscata pubblica e punendo la sua mancanza di deferenza e soggezione al disegno di Trump. Addirittura, nelle dichiarazioni di Trump e dei suoi collaboratori sono state fatte concessioni ad obiettivi di guerra di Putin (su possibili mutilazioni del territorio ucraino, sul non ingresso nella Nato) ancor prima di iniziare il negoziato, senza contropartita e alle spalle dell’Ucraina, ripetendo parti della narrazione ideologica imperiale grande-russa. Una tattica che, a seconda dei punti di vista, si può dire di estremo cinismo o di totale idiozia e incompetenza1. Considerando le personalità implicate in questa amministrazione, probabilmente i due motivi si combinano; un esempio è il cosiddetto Signal-gate. 

Tuttavia, come fu già nel suo primo mandato, la politica di Trump sarà limitata sia da resistenze sia dalle sue stesse contraddizioni, sia in politica interna che in politica internazionale. Un libro d’accurata analisi di tutte le politiche e dei rapporti istituzionali della prima presidenza Trump sostiene la tesi che egli sia senza dubbio un Presidente straordinario quanto a «stile, processo, parole, retorica e promesse», ma «nella sostanza, nella politica, nei fatti, nell’azione e nelle promesse mantenute, la presidenza di Trump non è straordinaria. Anzi, è ordinaria, in gran parte convenzionale, ortodossa e conservatrice, piuttosto che rivoluzionaria o radicale». Presidente straordinario-presidenza ordinaria: nonostante l’approccio traumatico e il peculiare stile comunicativo del Presidente, l’immagine straordinaria e «rivoluzionaria» del presidente si smorza in risultati che rientrano nei parametri della tradizione del Partito repubblicano2.

A parer mio si possono discutere alcuni dettagli di questa analisi, ma nel complesso è corretta: per due ragioni. La prima è che, al contrario della Russia, che è una dittatura appena mascherata, gli Stati Uniti rimangono uno Stato liberale con un assetto costituzionale per cui i poteri presidenziali sono sottoposti a una serie di controlli e limiti istituzionali a più livelli, a volte non attuati ma che esistono e, quando si verifica la volontà d’usarli, possono essere efficaci. La seconda ragione è che l’approccio trumpiano a determinate questioni di politica estera può scontrarsi con la dura realtà di attori politici e di dinamiche che sfuggono al controllo degli Stati Uniti: direi che è la norma da diversi decenni. Il che non vuol dire che Trump non abbia prodotto e non continuerà a produrre danni, al contrario. È il successo del suo disegno che è in discussione, qui, della politica nei confronti della Russia e della guerra d’indipendenza dell’Ucraina. 

L’idea del candidato Trump che con lui al comando la guerra in Ucraina sarebbe terminata «in 24 ore» non era solo esempio della sua smisurata megalomania, adatta a un supereroe da scadente fumetto, e della straordinaria demagogia delle sue modalità di comunicazione. Era e rimane indicativa della completa incomprensione degli interessi basilari dei belligeranti, dei problemi connessi a un eventuale armistizio e, ancor più, di un trattato di pace, della dimensione della posta in gioco di quello che non è mai stato un conflitto locale. Se Trump pensa seriamente di por fine a un fatto così complesso e multidimensionale come se fosse un deal immobiliare - in effetti inizialmente affidato all’immobiliarista Witkoff - allora l’iniziativa diplomatica statunitense rischia di risolversi in un fallimento.


I precedenti della politica di appeasement

sabato 1 marzo 2025

TRUMP, IL TRUSKISMO E LA SVOLTA FILOPUTINIANA

di Roberto Massari


ITALIANO - ENGLISH


Non si può che condividere l’indignazione che gran parte del mondo ha manifestato di fronte al comportamento ignobile che Trump e Vance hanno tenuto nei confronti di Zelensky, dell’uomo che sta rischiando anche la propria vita per difendere l’indipendenza del suo popolo e che ha avuto il coraggio di dire no stando nello studio Ovale. Per quel che può contare, nel mare di disumane azioni che si stanno compiendo ai danni dell’Ucraina, va detto che l’inquilino della Casa Bianca ha anche violato le più sacre regole dell’ospitalità. Ma tant’è…

Insomma, Trump non è solo un reazionario, ma è anche un demente che fa ribrezzo sul piano umano, personale, culturale, diplomatico ecc.

Sul piano politico, però, io rimango dell’idea che il peggior presidente degli Usa sia stato Lyndon Johnson che impedì di far luce sull’assassinio di Kennedy e lanciò l’escalation della guerra contro il Vietnam, contribuendo alla morte di circa 3 milioni di vietnamiti (tra militari e civili) e di varie decine di migliaia di statunitensi. Johnson non faceva ribrezzo sul piano umano, ma andrebbe annoverato tra i grandi criminali della storia moderna, accanto a Hitler, Stalin, Mao, Pol Pot e purtroppo alcuni altri.

Trump non è ancora arrivato a tali livelli e forse si riuscirà a fermarlo in tempo. Più difficile sarà fermare il criminale Putin, che a me fa anche ribrezzo per quel suo sguardo gelido e fisso che fa pensare alla maschera sulla mummia di Lenin nel mausoleo della Piazza Rossa.


Riguardo alla Nato e all'Otsc

Io appartengo alla generazione che si sgolò per l’uscita dell’Italia dalla Nato e per il suo più generale scioglimento. Il Vietnam ci costringeva ad essere unilaterali rispetto a tale rivendicazione, ma dopo l’invasione sovietica della Cecoslovacchia lo slogan cambiò (almeno per chi capiva qualcosa) e non avemmo più dubbi che occorresse sciogliere la Nato e allo stesso tempo il Patto di Varsavia.

Il quale Patto oggi ha un erede nell’Otsc (Organizzazione del Trattato di sicurezza collettiva), l’alleanza militare creata nel 1992 tra le nazioni ex sovietiche che nel 1991 avevano formato la Csi (Comunità degli Stati indipendenti). Lo definirei un «Patto di Varsavia» più piccolo, se non ci fosse la presenza di truppe nordcoreane che, combattendo in Ucraina, fanno uscire l’Otsc/Csi dal contesto geopolitico est-europeo o ex sovietico: paradossalmente lo internazionalizzano.

Tutto questo per dire che lo slogan per lo scioglimento della Nato (che mi vede favorevolissimo) si deve accompagnare a quello dello scioglimento dell’Otsc. Da solo non è concepibile, ma nemmeno è auspicabile: lasciare il terreno militare al dominio dell’imperialismo russo (con Bielorussia, Kazakistan ecc.) significa arrendersi prima di combattere.

La Nato dormicchiava prima dell’aggressione all’Ucraina. Putin l’ha fatta risorgere, rafforzare (adesioni di Svezia e Finlandia), agguerrire (Polonia e Stati Baltici) e anche unificare risvegliando un minimo il senso di appartenenza unitaria di alcune importanti postdemocrazie europee. La Gran Bretagna addirittura si sta rimangiando la Brexit… Questo per i menestrelli di poco cervello che inneggiano a una presunta vittoria putiniana...

Ora Trump sembra voler sciogliere la Nato. Dico «sembra» perché non sarà così facile: sono troppi gli interessi in gioco (anche per l’industria degli armamenti negli Usa e in altri paesi) e non sarà certo la follia di un individuo, foss’anche il plenipotenziario Presidente degli Usa, a imporre un tale scioglimento, ma nemmeno una sua lenta deriva. Questa sarebbe stata possibile prima dell’aggressione all’Ucraina, ma ora non più.


Il «disgelo» trumpiano

Comincio anche a pensare che difficilmente Trump arriverà alla fine del suo mandato. E comunque, se non interviene qualche malanno, qualche tisana notturna (stile vaticano) o qualche attentatore un po’ più preciso, gli sconvolgimenti degli assetti europei che provocheranno Trump e il suo giullare megasatellitare saranno tali da far decadere tutte le parole d’ordine di tipo tradizionale. Le biglie sono tutte in movimento e nessuno può prevedere dove andranno a colpire. Basti pensare alla possibilità che la Cina approfitti del «disgelo» trumpiano per invadere Taiwan. Non è detto che accada, ma se accadesse gli sviluppi internazionali sarebbero imprevedibili. Idem se il trumpismo consentisse alla teocrazia iraniana di giungere ad avere le armi nucleari.

Basti pensare che l’Ucraina sembra intenzionata a resistere. Sarà sconfitta e trasformata in una colonia russa? Non è così semplice e comunque la cosa avrebbe conseguenze devastanti. In primo luogo perché gli occupanti russi dovranno fare i conti con la resistenza di un popolo che ancora non ha perdonato loro il genocidio del 1931-33 e gli altri crimini dell’epoca staliniana, oltre a quelli più recenti.

In secondo luogo perché ci sono da considerare gli Stati più direttamente minacciati dall’aggressività russa: Polonia e Paesi Baltici. Una sconfitta degli ucraini e un arretramento della Nato li costringerà a incrementare il proprio armamento ancor più di quanto stiano già facendo. E l’esperienza storica dimostra (e l’Ucraina lo conferma) che quando un popolo lotta per la propria indipendenza è pronto a qualsiasi sacrificio. I polacchi poi, dopo la spartizone del loro Paese tra Hitler e Stalin..


L’esercito europeo

È l’unica alternativa allo scioglimento della Nato, anche se al momento sembra quasi impossibile la sua realizzazione (della quale io sono totalmente a favore, tanto per non usare eufemismi). Sulla stampa si leggono quotidianamente tutte le spiegazioni che rendono al momento irrealizzabile tale progetto, nonostante i passi avanti che stanno facendo le tre postdemocrazie più forti - Gran Bretagna, Francia e Germania - mentre il governo italiano ha già deciso di defilarsi e di mantenersi fedele a Trump. Vorrei sbagliarmi, ma così intepreto le recenti «furberie» della Meloni e del ministro Tajani. Dell’ostilità irriducibile di Salvini/Vannacci e 5Stelle a un tale progetto, neanche a parlarne. Un simile esercito farebbe necessariamente appello allo scudo nucleare che garantiscono inglesi e francesi, ma dovrebbe necessariamente tenere fuori la Turchia che al momento rappresenta l’ala più reazionaria della Nato, nonché uno dei regimi più reazionari esistenti al mondo. Ma temo che davanti al pericolo che l’Europa si armi per conto proprio, anche Trump farà marcia indietro e tenterà di mantenere in vita la Nato, o perlomeno il suo fantasma.

Legato al discorso dell’esercito europeo c’è la (mia) speranza che la vecchia Unione Europea si sciolga e si ricostituisca su nuove basi, senza l’Ungheria ovviamente, senza l’enorme attuale apparato burocratico e intenzionata a valorizzare al meglio il patrimonio di cultura mediterraneo-occidentale che dall’Europa si è irradiato al mondo, consentendogli i principali progressi sul piano scientifico, linguistico, artistico ed economico.


L’antitrumpismo e la (post)democrazia statunitense

Brutta storia l'antitrumpismo, come lo fu l’antiberlusconismo. Bastava dichiararsi antiberlusconiani per credere o far credere d’essere «di sinistra». Lo stesso accadrà ora con l’antitrumpismo: si sprecheranno gli articoli, i libri, gli spettacoli ecc. diretti contro Trump, creando l’illusione che i loro  autori siano ridiventati di sinistra.

Bisognerà però chiedere a questi stessi antitrumpiani dove stessero mentre l’Ucraina veniva bombardata e massacrata, con il silenzio se non la tacita approvazione della sinistra reazionaria, dei 5stelle, dei pacifinti, degli imperturbabili predicatori contro la guerra, coloro per i quali aggrediti e aggressori sono sullo stesso piano.


E infine la questione della democrazia statunitense. Io la considero una postdemocrazia (i libri di Michele Nobile docent) ma per semplicità non mi dilungo sul concetto di «post» e rinvio ai libri da me pubblicati come editore e agli articoli-saggio apparsi sul blog di Utopia Rossa.

Ebbene, si levano già voci di provenienza diversa a decretare la fine del «sogno americano», cioè della democrazia moderna apparentemente più stabile e meglio funzionante (lasciamo da parte i Paesi scandinavi, sempre per amore di semplicità). Trump è uno spettacolare simbolo dell’antidemocrazia, di megalomania demenziale, di aspirazione a una dittatura personale. Una minaccia dittatoriale che, con l’aiuto del menestrello megastellare, aspira ad essere totalitaria (cioè a impadronirsi delle menti degli individui e non solo delle loro risorse materiali). Tutto ciò è vero e rientra nelle intenzioni più o meno consce del «truskismo» (Trump+Musk).

Ma è vero anche che il sistema (post)democratico che ha consentito a Trump di vincere le elezioni, consente alla parte sconfitta (Partito democratico e altre correnti politiche minori) di continuare a lottare contro di lui: basti vedere cosa scrive in questi giorni la stampa orientata verso il Partito democratico (quella ancora libera di farlo). E non sappiamo al momento quali conseguenze avrà sullo stesso Partito repubblicano il repentino voltafaccia filoputiniano di Trump.

Insomma, non si può pensare che la democrazia produca sempre capi di Stato disposti a rispettare le regole della democrazia: sia Hitler che Mussolini andarono al potere formalmente vicendo le elezioni, ma nessuno direbbe oggi che la Germania e l’Italia siano ancora paesi dittatoriali. Benché in Germania un po’ di nostalgie nazistoidi stiano emergendo tra i sostenitori di Putin e ora di Trump in seno ad Alternative für Deutschland. Più in generale sono orientate verso il putinismo (e ora forse anche verso il trumpismo) quasi tutte le estreme destre europee, ispirate al più becero antiamericanismo fino a poco tempo fa.

Il sistema democratico degli Usa - quello che ha costretto a dimettersi un reazionario come Nixon e che assicura l’alternarsi di almeno due partiti (e non uno soltanto come in Russia e Cina) - può anche produrre il suo contrario (e con Trump ha dato il massimo in questo senso), ma allo stesso tempo genera gli anticorpi. Tra qualche mese o tra qualche anno (4 anni?) vedremo le conseguenze che sul popolo statunitense avrà avuto il passaggio di questa meteora reazionaria. Chi negli Usa si permette oggi di celebrare il Maccartismo? chi la persecuzione dei neri? chi la guerra nel Vietnam? alcune minoranze reazonarie lo fanno, ma appunto in quanto minoranze e perché il sistema democratico consente loro di farlo.

Quindi prima di precipitarsi a dire che la democrazia Usa si è tolta la maschera, comincerei col dire che casomai se l’è tolta la leadership del Partito repubblicano. E poi sarei più prudente, nell’attesa che gli anticorpi comincino a produrre i propri effetti. Una politica estera degli Usa filorussa… Ma si crede veramaente che il popolo degli Usa, il suo capitalismo, le sue forze armate accetteranno per molto tempo una tale masochistica opzione politica?


Pensiamo alla Russia...

In Russia tutto ciò non è possibile, purtroppo e per il momento. In primo luogo perché l’esperienza democratica la Russia deve ancora farla, per la prima volta nella sua storia. Poi c’è il sistema della selezione politica fondata sull’eliminazione fisica degli oppositori: non solo di quelli apertamente contrapposti, come Naval’nyj, ma anche degli oligarchi non coincidenti con i piani di Putin. In un elenco di cadaveri eccellenti che avevo fatto un anno fa comparivano una trentina di oligarchi o personalità eliminate fisicamente negli ultimi anni perché variamente ostili a Putin, alla guerra in Ucraina ecc. Da allora quell’elenco si è allungato e continuerà ad allungarsi per la natura stessa della dittatura putinaina fondata su un capitalismo imperialistico fondamentalmente oligarchico e mafioso.

Ecco, prima di dare per liquidata la (post)democrazia degli Usa, si pensi al regime di dittatura sanguinaria che Putin ha ricostituito e con il quale Trump, la maggioranza dei repubblicani, le estreme destre europee, gli hitlerocomunisti del mondo intero vorrebbero allearsi.

Concludo dicendo che quando si tocca il fondo del barile l’unica possibilità che rimane è di risalire… E ben presto si vedranno i primi sintomi di questa risalita.

Adelante!

1 marzo 2025


ENGLISH

mercoledì 26 febbraio 2025

I FALLITI NEGOZIATI RUSSO-UCRAINI

Lezioni per il futuro


di Michele Nobile 

 

Esistono diversi ragioni, anche interne agli Stati Uniti, per cui lo sciagurato tentativo di Donald Trump di svendere l’Ucraina alla Russia - i cui motivi e possibili conseguenze meritano una riflessione distinta - è destinato a fallire. Di queste ragioni quella decisiva è che l’aggressione di Putin non è mai stata e non è motivata dalla remota eventualità dell’ingresso dell’Ucraina nella Nato o da una «minaccia esistenziale» dell’Ucraina alla Russia e ancora meno dal dovere di proteggere i «russi» - cioè gli ucraini russofoni - da un mai esistito tentativo di genocidio da parte di un fantasioso governo «nazista». Per Putin la posta in gioco è sempre stata ed è il controllo politico di tutta l’Ucraina, fallito nel 2004 e nel 2014 grazie alle più potenti mobilitazioni democratiche realizzatesi in Europa negli ultimi decenni; questa volontà di dominio dell’Ucraina è inseparabile dall’intento di costruire una sfera d’influenza eurasiatica della Russia e una identità nazional-imperiale grande-russa che consolidi il regime interno. 

Se il problema sottostante l’invasione fosse solo lo status neutrale dell’Ucraina la guerra sarebbe terminata entro la prima settimana di marzo, perché su questo Zelens’kyj e il suo governo erano disposti a cedere. Anzi, avevano già ceduto. Zelens’kyj dichiarò fin dal 25 febbraio 2022 che era disposto a mettere da parte l’aspirazione all’ingresso dell’Ucraina nella Nato (che era stata inserita nella Costituzione ma che rimaneva comunque un obiettivo remoto)1. Conseguentemente, lo status neutrale dell’Ucraina era il presupposto condiviso dei negoziati fra rappresentanti russi e ucraini e delle tre bozze di trattato che vennero discusse tra la fine di febbraio e metà aprile di quell’anno, pubblicate nel corso del 20242. Sono trascorsi tre anni ma chi ha la pazienza di leggere le bozze di trattato e le obiezioni e contro-obiezioni delle due parti può comprendere quanto ora un trattato di pace fra Russia e Ucraina sia ora più improbabile di prima e quanto siano illusorie le presunte aperture di Putin al negoziato. È proprio perché Trump mette in difficoltà l’Ucraina e gli alleati europei e confonde il quadro politico internazionale, puntando a una pace rapida - da farsi in 24 ore che sono diventate mesi -, che il dittatore russo ha ora tutto l’interesse a continuare la sua strisciante offensiva militare mentre tira per le lunghe il dialogo con gli Stati Uniti e fa mostra di disponibilità negoziale. 


Pseudorealisti e fintopacifisti pensano che questa guerra possa concludersi con una sorta di ragionevole transazione commerciale, qualcosa di relativamente semplice ma che fino ad ora è stato impedito da pretese eccessive, aspettative infondate, pressioni esterne. Da questo punto di vista sarebbe proprio Donald Trump, il Principe delle bullshit, l’energico e sagace mediatore, capace di imporre la luce della ragione ai contendenti. Non è così, e non solo per le deficienze personali del Presidente e per quel che appare una incompetenza negoziale veramente fuori dell’ordinario, tanto da resuscitare le voci su Trump assoldato dal Kgb nel 19873. Il problema è chiaro, storico e strutturale; rimase latente durante la devastante crisi sociale ed economica che negli anni Novanta travolse sia la Russia che l’Ucraina, ma risorse all’inizio del nuovo secolo, manifesto nelle pressioni sempre più forti esercitate dal regime di Putin sull’Ucraina, culminate nell’aggressione russa del 2014 e nel tentativo di conquista del 2022. Il problema è quello della piena sovranità dell’Ucraina e della sua indipendenza dalla Russia. Per Putin la vittoria non consiste solo nella neutralità e nella mutilazione territoriale dell’Ucraina ma nell’instaurare a Kyiv un governo subordinato a Mosca, debole e indifeso: è questo l’obiettivo che intende conseguire in qualsiasi trattativa diplomatica. Perfino il formale riconoscimento delle annessioni alla Russia del territorio ucraino e di cinque milioni di ucraini, un’estorsione a mano armata e col tradimento di un accordo fra banditi, per Putin non sarebbe altro che una pausa nel processo di destabilizzazione e soggiogamento dell’intera Ucraina. Pur tralasciando la storia imperiale zarista e stalinista, a provarlo ci sono il quarto di secolo di storia delle relazioni russo-ucraine sotto Putin, le invasioni del 2014 e 2022, dichiarazioni ideologiche e pseudo-storiche circa l’«artificialità» di uno Stato ucraino e della nazionalità ucraina, l’analisi dei negoziati russo-ucraini nel 2022. Nessuno può volere la pace più degli ucraini ma essi non possono non continuare a resistere, pena la perdita dell’indipendenza e della libertà, la russificazione forzata e la negazione di una nazionalità distinta da quella russa. 

Il fatto cruciale è che i problemi e le divergenze che esistevano allora sono diventati ancor più gravi nel corso dei tre anni di guerra e si presentano come irrisolvibili, a meno della sconfitta di uno dei belligeranti. L’alternativa è un armistizio che congeli la situazione al fronte. Meglio di niente si dirà, almeno si ferma la strage. Tuttavia questo non sarebbe la pace, men che mai una pace giusta. Sarebbe solo una nuova tappa del conflitto, caratterizzata dall’utilizzo da parte di Putin delle tattiche della «guerra ibrida», possibile preludio alla ripresa della guerra aperta. 

 

La bozza di trattato del sette marzo 2022

RED UTOPIA ROJA – Principles / Principios / Princìpi / Principes / Princípios

a) The end does not justify the means, but the means which we use must reflect the essence of the end.

b) Support for the struggle of all peoples against imperialism and/or for their self determination, independently of their political leaderships.

c) For the autonomy and total independence from the political projects of capitalism.

d) The unity of the workers of the world - intellectual and physical workers, without ideological discrimination of any kind (apart from the basics of anti-capitalism, anti-imperialism and of socialism).

e) Fight against political bureaucracies, for direct and councils democracy.

f) Save all life on the Planet, save humanity.

g) For a Red Utopist, cultural work and artistic creation in particular, represent the noblest revolutionary attempt to fight against fear and death. Each creation is an act of love for life, and at the same time a proposal for humanization.

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a) El fin no justifica los medios, y en los medios que empleamos debe estar reflejada la esencia del fin.

b) Apoyo a las luchas de todos los pueblos contra el imperialismo y/o por su autodeterminación, independientemente de sus direcciones políticas.

c) Por la autonomía y la independencia total respecto a los proyectos políticos del capitalismo.

d) Unidad del mundo del trabajo intelectual y físico, sin discriminaciones ideológicas de ningún tipo, fuera de la identidad “anticapitalista, antiimperialista y por el socialismo”.

e) Lucha contra las burocracias políticas, por la democracia directa y consejista.

f) Salvar la vida sobre la Tierra, salvar a la humanidad.

g) Para un Utopista Rojo el trabajo cultural y la creación artística en particular son el más noble intento revolucionario de lucha contra los miedos y la muerte. Toda creación es un acto de amor a la vida, por lo mismo es una propuesta de humanización.

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a) Il fine non giustifica i mezzi, ma nei mezzi che impieghiamo dev’essere riflessa l’essenza del fine.

b) Sostegno alle lotte di tutti i popoli contro l’imperialismo e/o per la loro autodeterminazione, indipendentemente dalle loro direzioni politiche.

c) Per l’autonomia e l’indipendenza totale dai progetti politici del capitalismo.

d) Unità del mondo del lavoro mentale e materiale, senza discriminazioni ideologiche di alcun tipo (a parte le «basi anticapitaliste, antimperialiste e per il socialismo».

e) Lotta contro le burocrazie politiche, per la democrazia diretta e consigliare.

f) Salvare la vita sulla Terra, salvare l’umanità.

g) Per un Utopista Rosso il lavoro culturale e la creazione artistica in particolare rappresentano il più nobile tentativo rivoluzionario per lottare contro le paure e la morte. Ogni creazione è un atto d’amore per la vita, e allo stesso tempo una proposta di umanizzazione.

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a) La fin ne justifie pas les moyens, et dans les moyens que nous utilisons doit apparaître l'essence de la fin projetée.

b) Appui aux luttes de tous les peuples menées contre l'impérialisme et/ou pour leur autodétermination, indépendamment de leurs directions politiques.

c) Pour l'autonomie et la totale indépendance par rapport aux projets politiques du capitalisme.

d) Unité du monde du travail intellectuel et manuel, sans discriminations idéologiques d'aucun type, en dehors de l'identité "anticapitaliste, anti-impérialiste et pour le socialisme".

e) Lutte contre les bureaucraties politiques, et pour la démocratie directe et conseilliste.

f) Sauver la vie sur Terre, sauver l'Humanité.

g) Pour un Utopiste Rouge, le travail culturel, et plus particulièrement la création artistique, représentent la plus noble tentative révolutionnaire pour lutter contre la peur et contre la mort. Toute création est un acte d'amour pour la vie, et en même temps une proposition d'humanisation.

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a) O fim não justifica os médios, e os médios utilizados devem reflectir a essência do fim.

b) Apoio às lutas de todos os povos contra o imperialismo e/ou pela auto-determinação, independentemente das direcções políticas deles.

c) Pela autonomia e a independência respeito total para com os projectos políticos do capitalismo.

d) Unidade do mundo do trabalho intelectual e físico, sem discriminações ideológicas de nenhum tipo, fora da identidade “anti-capitalista, anti-imperialista e pelo socialismo”.

e) Luta contra as burocracias políticas, pela democracia directa e dos conselhos.

f) Salvar a vida na Terra, salvar a humanidade.

g) Para um Utopista Vermelho o trabalho cultural e a criação artística em particular representam os mais nobres tentativos revolucionários por lutar contra os medos e a morte. Cada criação é um ato de amor para com a vida e, no mesmo tempo, uma proposta de humanização.