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martedì 30 settembre 2014

SUR L’ACTUALITÉ INTERNATIONALE, par James Petras

(interviewé par Johnson Bastidas)

Nous avons rencontré le Professeur James Petras, sociologue étasunien, professeur émérite de l'Université de l’État de New York à Binghamton, intellectuel de gauche, qui a accepté de répondre à nos questions sur l’actualité internationale. Son analyse ne laisse pas indifférent à certaines courantes de la gauche et bien sûr à la droite plus récalcitrante. Le professeur Petras est un intellectuel engagé, qui soutient les mouvements sociaux en Amérique Latine avec lesquels, il entretient des rapports très étroits. A quelques jours de sa visite en Suisse, invité par le mouvement social colombien, la « Marcha Patriotica», voici ses réponses :

JB) Professeur Petras, tout d’abord, nous vous remercions de répondre à nos questions. Nous savons que vous êtes très critique concernant les Ongs, en quoi consiste cette critique et pour quelle raison celle-ci est-elle importante pour les mouvements sociaux ?
JP) En premier lieu, la plupart de ces Ongs, surtout les plus grandes, ne sont pas non gouvernementales, car son financement dépend de certains gouvernements de l’Europe et des Usa, leurs agendas de travail sont fixés par ces gouvernements.  En second lieu, ces liens ont contribué à la privatisation de certaines prestations et des services publics. En troisième lieu, les petites Ongs qui n’ont pas de liens avec des gouvernements ont, par exemple, des dynamiques d’auto-aide, qui sont en réalité de l’auto exploitation et ne contribuent pas à l’organisation de la population pour demander ses droits. Au contraire, cette dynamique exempte les gouvernements de leurs responsabilités avec l’argent public et l’argent de nos impôts. En quatrième lieu, les Ongs n’ont pas de base sociale populaire, elles deviennent des organisations de petites élites qui reproduisent des formes de leadership par cooptation et pas pour l’élection donc pas une vraie représentation de la communauté. Ces leaders n’obéissent pas à la communauté, ils sont, en un mot; des bureaucrates.
 
JB) Il existe une tendance à la perte de prestige de certains partis politiques comme instance de médiation entre le citoyen et l’État. Le citoyen finit par croire qu’il n’y a pas de différence entre eux, certains indicateurs ; par exemple le taux d’abstention électorale dans la dernière élection européenne le montre. Quelles sont les alternatives au niveau organisationnel qui restent aux citoyens pour devenir sujet politique?
JP) Cette critique est pertinente car les partis socialistes, les partis laboristes, ou  les socio-démocrates se tournent chaque fois plus vers la droite et n’ont pas tenu leurs promesses électorales. Autre aspect, c’est la corruption, comme au Brésil, toutefois les partis ne sont pas mauvais en soi. Il y a aussi les mouvements sociaux et politiques qui développent les luttes sociales revendicatives (l’écologie, le genre, la terre) et les luttes pour devenir pouvoir, c’est-à-dire la lutte des classes, qui confrontent l’État au-delà du cadre institutionnel. Il y a aussi des mouvements qui ont renoncé à devenir pouvoir et qui ne transcendent la dynamique revendicative, ceux-ci finissent pour aller vers les partis institutionnels. Certains mouvements sociaux en Amérique Latine, par exemple le mouvement sans terre au Brésil, les indigènes en Bolivie et en Equateur combinent les deux options, mais certains sont dans une confrontation directe contre les régimes avec les grèves paysannes, le blocage des autoroutes, etc… ils ont une grande capacité de mobilisation. Certains mouvements sociaux ont réussi à affaiblir les gouvernements, mais sans parvenir à la tête du gouvernement. Les mouvements sociaux sont une option mais, ils doivent transcender le cadre légal pour mettre en avant des mobilisations transformatrices de la société ; le droit à la santé à l’éducation publique, à la sécurité alimentaire, etc.    
JB) Comment peut-on expliquer le phénomène récent en Europe, où la droite plus récalcitrante, par exemple le FN français, a eu des avances importantes au niveau électoral en pleine période de crise structurelle du système capitaliste et d’une aggravation de ses contradictions. Dans le même temps, dans certains pays, anciennement liés à l’Urss (Pologne, Hongrie) nous avons vu une montée électorale des partis communistes ?
JP) Je pense que nous devons distinguer deux choses : les partis de droite se sont plongés dans une politique d’austérité, c’est-à-dire l’imposition d’une politique anti populaire de Bruxelles et les partis dits de gauche pensent que l’UE peut être reformée. C’est un mythe car les oligarchies ont pris le contrôle des instances de décision de l’UE pour privatiser et imposer le néolibéralisme. Les critiques de la droite vis-à-vis de Bruxelles ne peuvent pas nous tromper, car ils sont faits dans une démarche populiste, démagogique. En fait, ils ne mettent pas en question l’essence libérale du problème, cela a été démontré au moment où ils sont au pouvoir. D’un autre côté, les critiques de la Gauche à Bruxelles sont plein d’ambiguïté car dans les états respectifs, c’est la gauche qui continue à soutenir diverses instances du pouvoir à l’adaptation au modèle libéral. En Pologne, l’avance de certains partis de gauche est relative car certains continuent à prôner l’adaptation au modèle néolibéral et cela les laisse sans possibilité de rupture avec ce modèle. L’augmentation de la votation en Hongrie a été expliquée par l’échec de la politique mise en place autant par la droite que par les socialistes et les communistes ont conservé une certaine cohérence d’opposition vis-à-vis de ces politiques de régression sociale imposées par l’UE et cela a été reconnu par les électeurs.      
JB) Si nous parlons de régression au niveau de la sécurité sociale et des transformations du travail, j’aimerais vous amener sur certaines maladies psychologiques, le burnout et les troubles musculosquelettiques (Tms) face aux conditions de travail. Le travail a été modifié par l’automatisation et la robotisation qui produisent un nouveau travailleur. Ce nouveau travailleur est-il prêt à s’investir dans la lutte ?
JP) Il y a une tendance à la privatisation de la sécurité sociale, une régression au niveau du travail, une intensification du rythme de travail en parallèle avec la tertiarisation et l’embauche précaire, la sous-traitance, et les intérimaires. Il y a une problématique sur les possibilités de lutte car la division entre l’ancien et le nouveau travailleur par la perte des acquis sociaux, n’est pas vécue de la même manière dans la place de travail. Les nouveaux contrôles au travail qui se sont mis en place pour remplacer les superviseurs, les pertes au niveau de la caisse de chômage, l’instabilité de l’emploi, l’absence de la sécurité sociale, sont certains indicateurs qui portent préjudice à la construction de l’action collective car les travailleurs ont peur face au licenciement facilité par certaines législations. Ceci explique la raison pour laquelle il n’y pas d’absentéisme des travailleurs même si ceux-ci sont malades, ou présentent des douleurs, ils continuent à travailler sans consulter un médecin. On n’exagère pas si nous disons qu’il y a de la terreur dans la place du travail, par exemple aux Usa le 84% des travailleurs dans le privé ne sont pas syndicalisés, ceci est à mettre à l’ordre du jour au niveau de conflictualité latente d’aujourd’hui.
JB) Et, en parlant de conflictualité, actuellement, plusieurs conflits sévissent dans le monde, tout semble un « chaos », Concernant la Palestine, la Syrie, la Lybie, l’Ukraine, l’Afghanistan et l’Irak, certains spécialistes pensent que c’est un chaos organisé.
Quel est votre avis, à noter que pour la plupart des gens ces conflits semblent éloignés de leur quotidien ?
JP) Cela dépend où les gens habitent et de leur niveau de conscience, les ouvriers comprennent que tous ces conflits causent des préjudices car les ouvriers sont confrontés à la concurrence internationale entre travailleurs, mais dans le cas des conflits cités, l’impérialisme intervient par des guerres afin d’élargir l’impérialisme économique. Dans un premier temps, les guerres détruisent, par exemple en Irak la guerre empêche l’exportation du pétrole, en Lybie le développement de l’industrie minière, l’infrastructure, tout cela facilite la mise en place des régimes pro-coloniaux ou pro-occidentaux liés aux oligarchies locales. C’est l’impérialisme militariste qui ouvre ainsi la place à la dépendance de ces pays vis-à-vis de leurs entreprises multinationales qui arrivent pour la reconstruction et le contrôle des ressources stratégiques.   
JB) Quelle est la particularité du conflit en Ukraine, sommes-nous face à une nouvelle guerre froide ou est-ce plus complexe qu’il ne paraît ?
JP) Alors, le coup d’état organisé par les Usa et l’UE, l’Otan cherche à affaiblir la Russie, à l’encercler, en affaiblissant l’économie Ukrainienne qui comptait sur le gaz bon marché de la Russie. En créant un gouvernement marionnette en Ukraine pour permettre la création des bases militaires de l’Otan, il s’agit de l’extension de l’Otan aux frontières de la Russie mais à un prix assez élevé car le gouvernement actuel, mis en place par les Usa et l’UE a un composant important de fascisme et d’instabilité. Dans ce cas, en Ukraine c’est la mise en place d’une politique militariste afin de contrecarrer l’influence de la Russie, mais Poutine n’est pas Boris Eltsine.
JB) L’opération de punition collective d’Israël contre le Ghetto de Gaza a été condamné au niveau mondial, quels sont les éléments clés de ce conflit ?
 JP) Le soutien des Usa est fondamental pour Israël. L’influence du pouvoir sioniste aux Usa est incroyable, par exemple dans l’élection du président des Usa, ainsi que dans les élections parlementaires et le contrôle des mass media de caractère régional, national et international. Dans les dernières sanctions contre l’Iran, l’équipe de pilotage des sanctions, inscrit dans le département du trésor des Usa, étaient des sionistes très connus aux Usa. Donc le lobby sioniste influence la prise de décisions dans les différentes instances du pouvoir des Usa et les mass media formatent l’opinion publique. C’est pour cette raison que les Usa imposent son droit de veto au conseil de sécurité des Nations Unies pour empêcher des sanctions à l’égard d’Israël. Les intellectuels ont aussi peur de critiquer les sionistes car ils ont peur des sanctions des centres de recherche universitaires qui sont sous pression sous peine de perdre des donations, des fonds et des fondations liés au sionisme. Dans certaines universités aux Usa il est arrivé souvent, que certains groupes influents imposent son droit de veto vis-à-vis des académiques et des chercheurs critiques de telle ou telle politique surtout de celle des Usa envers l’Israël. 
JB) Quelle est- votre réflexion concernant le traitement des mass media face à ces conflits?
JP) L’homogénéisation des mass media est catastrophique. Dans le passé, nous avons eu des voix dissidentes dans les mass media, voix qui ont aujourd’hui disparu. De nos jours, les mass media sont des boîtes de résonance des politiques au pouvoir. Si nous lisons, le Financial Times, le New-York Times, la Bbc ceux-ci fonctionnent comme une extension des gouvernements et des groupes de pouvoir. Internet et l’importance des medias alternatifs sont fondamentaux pour la démocratisation de l’information. 
JB) Parlons, maintenant de l’Amérique Latine, nous savons que vous portez un œil critique sur certains pays dont les gouvernements progressistes. Quelles sont ces critiques et quels sont les aspects positifs que nous pouvons souligner concernant ces gouvernements, pendant cette période de spéculations des matières premières et des traités de libre échange ?
 JP) Les aspects positifs c’est la politique étrangère qui a essayé de contrecarrer la politique des Usa avec la configuration d’une politique intégrationniste régionale, la promotion de la diversification des marchés, la création d’instances comme Alba qui ont permis une position commune pour critiquer les Usa, par exemple pendant le coup d’état en Honduras et dans la situation de Palestine.  
En ce qui concerne la politique domestique, les gouvernements progressistes de la région n’ont pas empêché la rentrée des multinationales agroalimentaires ou minières. En Bolivie, dans tous les secteurs miniers, on note une  participation importante des multinationales européennes et étasuniennes, même si celles-ci paient des impôts, ce qui a permis d’améliorer les conditions de travail et de payer de meilleurs salaires, mais la plupart des richesses partent à l’étranger.
En Argentine, les kirchners con Mosanto, n’ont pas empêché la rentrée des Ogm et, par exemple au Brésil, il y a des associations de capitaux nationaux avec les multinationales, en plus, Il n’y a pas eu de réforme agraire. Il y a eu des politiques paternalistes de stimulation du secteur agraire, crédits pour les petits producteurs mais cela ne résout pas les problèmes agraires. Les programmes de lutte contre la pauvreté contrastent avec la politique du travail, dans certaines entreprises les travailleurs sont méprisés même dans les entreprises qui sont contrôlées par l’Etat.
 JB) Maintenant, nous savons que vous travaillez sur le processus de recolonisation de l’Amérique latine et en général sur ces pays riches en matières premières, racontez-nous comment fonctionne cette recolonisation ?
JP) En premier lieu, c’est la mise en place d’une économie coloniale, basée sur la production et l’exportation des matières premières, comme principal axe de développement et, ensuite, une dynamique d’importation des marchandises manufacturées ailleurs, cela a dynamisé le marché intérieur mais pas la diversification de la production, cette dynamique empêche le développement d’un parquet industriel propre donc le développement du pays. Ce modèle condamne le pays à une éternelle dépendance des capitaux internationaux. Deuxièmement, ces entreprises ont déplacé les communautés indigènes, les populations afro-descendantes et les paysans, en détruisant son habitat et l’environnement, les Andes et l’Amazonie. La présence des capitaux internationaux dans les secteurs stratégiques de l’économie et la dépendance aux matières premières sont de vrais dangers pour l’émancipation des peuples. 
JB) Et pour finir, un pays que vous connaissez bien, la Colombie, dites-nous quelle est votre avis sur le processus de paix qu’a lieu actuellement entre le gouvernement et les Farc-ep à la Havane, Cuba, mais surtout de l’influence du gouvernement des Usa dans ce conflit ?   
JP) Les Usa ont financé ce conflit armé et ont contribué à la destruction du champ colombien, ainsi qu’à l’assassinat de beaucoup de syndicalistes et de dirigeants populaires. Le gouvernement étasunien continue sa présence militaire sur place par les sept bases militaires et un nombre important de consultants militaires participant directement à la politique contre-insurgée du gouvernement colombien. Ceci n’est pas une donnée anodine au moment de parler de paix, en plus avec la signature et l’entrée en vigueur de l’accord de libre commerce, entre les Usa et la Colombie au détriment des paysans colombiens, et en favorisant les secteurs exportateurs de grands propriétaires fonciers, on peut dire que la Colombie est complètement colonisé. Il faut dire aussi que l’oligarchie colombienne est une des plus conservatrice et répressive de l’Amérique Latine. La Colombie n’a pas vécu une période de transition démocratique où les partis de gauche ou les syndicats ont eu une place pour légitimer son action politique institutionnelle. La Colombie est le pays des assassinats politiques et de groupes paramilitaires au service des grands oligarques.
Maintenant dans ce processus de paix, je pense que c’est un pas important, positif, parce que personne en Colombie ne voulait continuer ce conflit destructeur de l’économie et des vies humaines, mais la paix doit être établie avec une justice sociale et une démocratie. Ce qui me semble compliqué c’est comment mettre en place des accords car c’est une société militarisée où la présence des groupes paramilitaires est d’actualité. Nous avons vu des accords pendant les gouvernements de Betancur et de Barco, mais les pouvoirs en place continuent à assassiner les interlocuteurs. C’est un processus de paix difficile car il faut accompagner les accords avec la démilitarisation du pays, les changements de redéfinition du pouvoir et des garanties démocratiques. La mobilisation dans ce contexte-là est très importante, la Marcha Patriotica joue un rôle très important à la tête des mouvements sociaux, car la négociation et la mobilisation marchent ensemble dans un processus de paix, cela explique toute la répression contre ce mouvement social et politique. Ici, les secteurs progressistes de la société doivent se mobiliser pour faire aboutir les accords, sinon les accords auront des effets très limités sur la vie du pays.

James Petras sera à Lausanne
Le vendredi 10 octobre 2014 à 19:00
Maison du peuple à Lausanne
Salle: Jean-Villard Gilles

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RED UTOPIA ROJA - Principles / Principios / Princìpi / Principes / Princípios

a) The end does not justify the means, but the means which we use must reflect the essence of the end.

b) Support for the struggle of all peoples against imperialism and/or for their self determination, independently of their political leaderships.

c) For the autonomy and total independence from the political projects of capitalism.

d) The unity of the workers of the world - intellectual and physical workers, without ideological discrimination of any kind (apart from the basics of anti-capitalism, anti-imperialism and of socialism).

e) Fight against political bureaucracies, for direct and councils democracy.

f) Save all life on the Planet, save humanity.

(January 2010)

* * *

a) El fin no justifica los medios, y en los medios que empleamos debe estar reflejada la esencia del fin.

b) Apoyo a las luchas de todos los pueblos contra el imperialismo y/o por su autodeterminación, independientemente de sus direcciones políticas.

c) Por la autonomía y la independencia total respecto a los proyectos políticos del capitalismo.

d) Unidad del mundo del trabajo intelectual y físico, sin discriminaciones ideológicas de ningún tipo, fuera de la identidad “anticapitalista, antiimperialista y por el socialismo”.

e) Lucha contra las burocracias políticas, por la democracia directa y consejista.

f) Salvar la vida sobre la Tierra, salvar a la humanidad

(Enero de 2010)

* * *

a) Il fine non giustifica i mezzi, ma nei mezzi che impieghiamo dev’essere riflessa l’essenza del fine.

b) Sostegno alle lotte di tutti i popoli contro l’imperialismo e/o per la loro autodeterminazione, indipendentemente dalle loro direzioni politiche.

c) Per l’autonomia e l’indipendenza totale dai progetti politici del capitalismo.

d) Unità del mondo del lavoro mentale e materiale, senza discriminazioni ideologiche di alcun tipo (a parte le «basi anticapitaliste, antimperialiste e per il socialismo.

e) Lotta contro le burocrazie politiche, per la democrazia diretta e consigliare.

f) Salvare la vita sulla Terra, salvare l’umanità.

(Gennaio 2010)

* * *

a) La fin ne justifie pas les moyens, et dans les moyens que nous utilisons doit apparaître l'essence de la fin projetée.

b) Appui aux luttes de tous les peuples menées contre l'impérialisme et/ou pour leur autodétermination, indépendamment de leurs directions politiques.

c) Pour l'autonomie et la totale indépendance par rapport aux projets politiques du capitalisme.

d) Unité du monde du travail intellectuel et manuel, sans discriminations idéologiques d'aucun type, en dehors de l'identité "anticapitaliste, anti-impérialiste et pour le socialisme".

e) Lutte contre les bureaucraties politiques, et pour la démocratie directe et conseilliste.

f) Sauver la vie sur Terre, sauver l'Humanité.

(Janvier 2010)

* * *

a) O fim não justifica os médios, e os médios utilizados devem reflectir a essência do fim.

b) Apoio às lutas de todos os povos contra o imperialismo e/ou pela auto-determinação, independentemente das direcções políticas deles.

c) Pela autonomia e a independência respeito total para com os projectos políticos do capitalismo.

d) Unidade do mundo do trabalho intelectual e físico, sem discriminações ideológicas de nenhum tipo, fora da identidade “anti-capitalista, anti-imperialista e pelo socialismo”.

e) Luta contra as burocracias políticas, pela democracia directa e dos conselhos.

f) Salvar a vida na Terra, salvar a humanidade.

(Janeiro de 2010)